J'ai lu : La parenthèse (2010) d'Elodie Durand

Elodie Durand est illustratrice pour la presse et l'édition jeunesse. En 2010, dans sa première bande-dessinée, intitulée La Parenthèse, elle dévoile une période douloureuse de sa vie : celle de ses crises d'épilepsie, symptôme d'une tumeur au cerveau, lui faisant perdre des bribes de mémoire. Avec des dessins en noir et blanc et un style sincère, Elodie nous raconte son enlisement dans la maladie, jusqu'à ne plus être autonome, ne plus connaître l'alphabet, ni même son propre prénom. A l'époque, elle ne semble pas reconnaître la gravité de son état de santé, comme si son inconscient voulait camoufler un mal trop grand. Elodie ne se souvient pas, alors elle écrit tout et dessine dans un carnet, parfois durant ses crises ; ceux-ci sont restitués au cours du récit, nous aidant à mieux comprendre ses émotions. Grâce aux témoignages de son entourage et à ses quelques souvenirs, Elodie a pu restituer cette parenthèse de sa vie : ses consultations, ses opérations, la prise de conscience de la perte de mémoire, ses émotions... Un récit émouvant, empreint d'objectivité et d'humour, pour extérioriser son mal et celui de son entourage. 

J'ai lu cette bande-dessinée à la suite d'une chronique BD de Pénélope Bagieu sur le site de madmoizelle. Et je dois dire que je n'ai pas été déçue. C'est un ouvrage touchant, entraînant et que je conseille fortement.



Je ne peux m'empêcher de faire le lien avec La page blanche, bande dessinée parue en 2011 et créée par les célèbres illustrateurs Pénélope Bagieu (pour les dessins et la couleur) et Boulet (pour le scénario). Pour le coup, cette histoire est une fiction où l'héroïne perd également la mémoire : elle se "réveille" sur un banc où elle ne se souvient plus de ce qu'elle y fait, ni même qui elle est. Cette bande dessinée raconte donc sa quête d'identité. Bien que l'histoire soit entraînante et qu'elle se lise rapidement, la fin est un peu décevante. Elle m'a fait le même effet que le dernier tome d'Harry Potter : elle semble rapidement bouclée. Toutefois, le concept, la richesse du personnage d'Eloïse (prénom ressemblant à quelques lettres près à celui de la sus-citée Elodie), et la qualité des dessins (les couleurs et les traits) restent fortement appréciables.


Bonne lecture ! 

CONVERSATION

1 petits mots:

  1. Sympa cette critique comparée ! Ca donne envie de les lire du coup! Si seulement je connaissais quelqu'un qui les as...

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