J'ai lu : L'Aleph (2011), de Paulo Coehlo

Paulo Coehlo est un auteur qui m'a toujours fascinée. Je vous avais déjà parlé de L'alchimiste, il est désormais le temps de vous parler de L'Aleph, un roman autobiographique.

Résumé
L'histoire se passe en 2006, lorsque Paulo entame une crise existentielle. Son maître spirituel lui conseille alors de sortir de son isolement afin de s'ouvrir aux belles choses de l'existence. Paulo décide donc de sortir de sa zone de confort et d'entamer une tournée en Asie pour rencontrer ses lecteurs, en utilisant entre autres le Transsibérien, son rêve d'enfance. 

Dans ce fameux train, il y rencontre Hilal, une jeune femme turque, qui le chamboule. Insistante, téméraire, elle est convaincue qu'elle doit "sauver" Paulo. La repoussant au premier abord, il finit par l'apprivoiser, et une relation platonique va s'établir entre les deux. Jusqu'à ce que ceux-ci vivent l'Aleph, "le point où tout est au même endroit en même temps". Une expérience de transe qui va les perturber et les aider à trouver des réponses à leurs questions.


Mes passages préférés
#1 
"Tu n'es plus ici. Il est temps de partir pour revenir au présent."

#2
"Quand le sentiment d'insatisfaction ne disparaît pas, c'est qu'il a été mis là par Dieu pour une seule raison : il faut tout changer, poursuivre la marche."

#3
"Quand nous sommes confrontés à une perte, il n'avance à rien de tenter de retrouver ce qui est parti, il vaut mieux mettre à profit le grand espace ouvert et le remplir par du nouveau."

#4
"Savez-vous qui se pense capable de tout ? L'enfant. Il est confiant, il n'a pas peur, il croit en son propre pouvoir, et il obtient exactement ce qu'il veut. [...] pour survivre, il dépend des autres. Alors il aime, il espère être récompensé, et à mesure que la vie avance, il désire de plus en plus être aimé en retour. [...] Et voilà où nous en sommes aujourd'hui : des adultes faisant n'importe quoi pour se faire accepter et chérir."

#5 
"Aucune vie n'est complète sans une touche de folie."

#6 
"Voyager n'a jamais été une question d'argent, mais de courage."

Mon avis
Autant j'avais beaucoup aimé L'alchimiste, autant je reste dubitative à la fin de ma lecture de L'Aleph. Malgré une 4ème de couverture très prometteuse, je n'ai pas été réceptive aux idées qui y sont véhiculées.

L'histoire est peu prenante, et parfois longue. 

Elle mêle réalité et fiction de manière assez troublante. Je n'ai pas aimé toute la partie relatant une supposée ancienne vie de Paulo & Hilal. Ce n'est pas ce que je cherchais en lisant ce livre, et ces passages ne m'ont pas convaincue. D'ailleurs, pourquoi autant parler d'un éventuel passé, alors que l'important est justement le moment présent, que Paulo surnomme Aleph ? De plus, Paulo laisse planer une ambiguïté dans sa relation avec Hilal, qui est dérangeante. Il la désire, ils se rapprochent, mais il ne se passe rien car Paulo aime sa femme. 

L'un des points positifs est la construction des personnages : un Paulo perdu et égoïste, une Hilal impertinente, susceptible et capricieuse, et un Yao touchant et sage. On sait très bien à quel genre d'individus on a affaire. Autre point positif : les nombreuses citations qui sont des pistes de réflexion, et qui prises une à une ont du sens.

Je vous laisse donc vous faire votre propre opinion au sujet de ce livre :) 

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